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Sous-marins - Classe Victoria

Description du navire

Classe Victoria

Le deuxième de quatre sous-marins conçus à l'origine pour la Royal Navy. Les sous-marins Upholder (nom qu'ils portaient alors) remplaceront les sous-marins de la classe Oberon, Le Canada en possédait trois: le OJIBWA, le OKANAGAN et le ONONDAGA (plus un navire d'entraînement, le OLYMPUS).

Vitesse: 12 noeuds (en surface)/ 20 noeuds (en plongée)

Patrouille de Autonomie: env. 8 sem.

Équipage: 48 membres et 5 stagiaires

Profondeur de plongée: > 200 metres

Intérieur

Compartiment des torpilles

Compartiment des torpilles

Le compartiment des torpilles comprend des supports qui permettent d'entreposer jusqu'à 18 torpilles lourdes. Les torpilles sont lancées à partir de six tubes situés à l'avant du compartiment. L'équipement moderne de maniement des torpilles permet de charger et de recharger efficacement et rapidement les tubes.

En cas d'urgence, si par exemple le sous-marin sombre et gît au fond de la mer, le compartiment des torpilles comporte une tour de sauvetage qui permet aux membres de l'équipage d'être recueilli par des véhicules de s auvetage sous-marins spécialisés, ou de s'échapper grâce à des combinaisons de sauvetage spéciales.

Station de pilotage et de controle d'immersion

Station de pilotage et de controle d'immersion

C'est d'ici que se contrôlent la route, la profondeur et la vitesse du sous-marin. Le mécanisme de pilotage et de contrôle d'immersion est un «SYSTÈME DE COMMANDE INDIVIDUELLE» intégré, opéré par le timonier. L'officier de quart aux commandes du navire donne les ordres au timonier, à la salle des machines et il coordonne les diverses manœuvres telles que l'immersion et le retour à la surface.

Salle des commandes

Salle des commandes

La salle des commandes est le centre de combat du sous-marin. C'est de là que le capitaine commande le sous-marin avec l'aide de l'équipe de la salle des commandes. Les ordinateurs des systèmes de combat traitent les données externes reçues des sonars et autres capteurs. Les divers capteurs amènent un flot constant de données en temps réel à partir desquels l'équipage élabore un schéma tactique cohérent. Ce dernier permet à l'équipe de combat de comprendre l'environnement dans lequel le sous-marin opère.

Si le sous-marin attaque un objectif hostile, le système de conduite du tir entre en action pour lancer et contrôler des torpilles lourdes. Pour confirmer les données recueillies par les capteurs, le sous-marin est équipé de deux périscopes optiques, le plus petit appelé périscope d'attaque et le plus gros périscope de veille.

Salle de controle des machines

Salle de controle des machines

C'est dans le central machines que l'équipe de contrôle gère et surveille les systèmes de propulsion et d'électricité. Les deux moteurs diesel entraînent des génératrices qui, à leur tour, chargent la batterie principale. Celle-ci fournit l'énergie au moteur à propulsion électrique qui entraîne l'unique hélice. L'équipe du central machines est composée de personnel du génie. La section du génie est responsable de tous les systèmes électriques et mécaniques du navire : armes, capteurs, systèmes de communication, éclairage, climatisation et chauffage, réfrigération, prévention des incendies, pompes et de nombreux autres systèmes dévoreurs d'énergie.

Salle des moteurs

Salle des moteurs

La salle des machines contient deux moteurs diesels et les génératrices qui y sont associées, ainsi que d'autre équipement mécanique indispensable au fonctionnement du sous-marin. L'équipement de la salle des machines est télécommandé à partir du central machines. Le fonctionnement correct et la maintenance de l'équipement de la salle des machines incombent aux maîtres-mécaniciens et aux mécaniciens de marine, ainsi qu'aux techniciens de mécanique navale, tous spécialisés dans la maintenance des moteurs diesels, des compresseurs et des autres systèmes mécaniques du sous-marin.

Armement et équipement

Torpilles lourdes MK 48

Torpilles lourdes MK 48

Le principal armement des sous-marins canadiens de la classe VICTORIA est la torpille lourde MK48. Acquise vers le milieu des années 1980 elle peut être utilisée contre les navires de surface ou contre les sous-marins. Cette torpille rapide à grande portée et munie d'une tête explosive puissante peut être utilisée en eau profonde. Une torpille MK 48 peut détruire des petits ou moyen vaisseaux, alors que deux torpilles sont nécessaires pour les plus gros vaisseaux.

Après le tir, la torpille MK 48 est reliée au sous-marin par un mince fil de guidage, au moyen duquel la torpille «communique» avec le système de conduite du tir du sous-marin. Cette capacité de communication permet de rediriger ou encore de dévier la torpille vers un autre objectif après le tir. La torpille MK 48 est extrêmement fiable et très efficace.

Leurres acoustiques / a bulles

Leurres acoustiques / a bulles

Afin de tromper des forces anti sous-marines qui auraient pu les détecter, les sous-marins de la classe VICTORIA peuvent tirer des leurres à bulles à l'aide d'un tube à décharge verticale appelé éjecteur sous-marin de leurres sonores. Élaborés durant la Seconde Guerre mondiale, les leurres à bulles fonctionnent à la façon d'une «pastille d'alka-seltzer stationnaire». Le grand nuage de bulles d'air qu'ils produisent sous l'eau est semblable à celui d'un sous-marin immergé et sert à tromper les poursuivants qui utilisent un sonar.

Afin de pouvoir tromper les forces anti sous-marines e nnemies, les sous-marins de la classe VICTORIA peuvent lancer des leurres acoustiques à l'aide d'un tube à décharge verticale appelé éjecteur sous-marin de leurres sonores. En présence de forces anti sous-marines, les leurres acoustiques fonctionnent par projection ou faux écho de signaux électroniques dans l'océan environnant.

Capteurs

Systemes sonars actifs

Systemes sonars actifs

Les systèmes sonars actifs émettent des ondes sonores dans l'eau pour recevoir des échos des objectifs proches. Les sonars actifs de la classe VICTORIA comprennent un dispositif de détection à moyenne portée installé dans l'étrave du sous-marin, des échosondeurs qui permettent de déterminer la profondeur des fonds marins, et des vélocimètres spéciaux qui servent à mesurer la vitesse du son dans l'eau. Les vélocimètres et certains types d'échosondeurs sont relativement indétectables. Toutefois, le sonar actif principal et d'autres types d'échosondeurs sont facilement détectables par les forces anti-sous-marines. Ils sont donc utilisés avec extrême précaution.

Systemes sonars passifs

Systemes sonars passifs

Les sous-marins de la classe VICTORIA sont équipés de divers types de sonars passifs. Les sonars passifs sont tout simplement des hydrophones immergés conçus pour capter les bruits émis dans l'océan par d'autres navires, sous-marins et aéronefs. Un opérateur sonar surveille un dispositif d'affichage qui indique l'emplacement de l'objectif détecté et écoute à l'aide d'un casque d'écoute les sons captés. Il est spécialement entraîné pour identifier les sources des différents bruits captés.

Parmi les systèmes de sonars passifs qui équipent la classe VICTORIA, on trouve le sonar tracté, qui se trouve dans un long tube hydrofuge, remorqué par le sous-marin à l'aide d'un long câble. Les autres systèmes sont fixés sur la coque du sous-marin, soit individuellement soit en batterie. L'un d'entre eux, appelé sonar d'interception, est conçu spécialement pour capter les sons émis par les sonars actifs d'autres navires ou sous-marins. On l'utilise également pour détecter les torpilles.

Radar de navigation Sperry 1007

Radar de navigation Sperry 1007

Le radar est un capteur de surface et ne peut donc être utilisé que lorsque le sous-marin se trouve en surface ou en immersion périscopique (à une profondeur telle que les mâts et les périscopes peuvent être déployés au-dessus de la surface). Comme le radar peut être facilement détecté par les aéronefs et les navires équipés d'instruments de détection électronique, le sous-marin l'utilise rarement.

Le radar est utilisé principalement comme aide à la navigation lors des entrées au port et des appareillages, ou lorsque le sous-marin se déplace en surface par visibilité réduite (brouillard, pluie ou neige). Pendant la Seconde Guerre mondiale, les sous-marins utilisaient beaucoup le radar pour effectuer des torpillages en surface. Cependant, les risques encourus par le sous-marin et l'avancement de la technologie en matière de sonars rendent cette pratique désuète.

Périscopes

Périscopes

Les sous-marins de la classe VICTORIA sont équipés de deux types de périscopes. Leur périscope d'attaque le Barr & Stroud CH85 est un instrument monoculaire relativement indétectable. Équipé pour fonctionner aux infrarouges, il est utilisé pour attaquer des navires de surface ou pour recueillir des renseignements lorsque le sous-marin ne doit pas être détecté.

Le périscope de veille, le Barr & Stroud CK35, est un instrument binoculaire équipé du système MSE (mesures de soutien électronique) Condor SEASEARCH II. Il est utilisé pour repérer d'autres navires et aéronefs l orsque le sous-marin est en immersion périscopique. Le système SEASEARCH II avertit de la proximité de radars hostiles. Les deux périscopes ont des dispositifs d'évaluation de la distance qui permettent au Capitaine de déterminer la distance exacte qui le sépare d'autres navires.

Condor SEASEARCH II Mesures de soutien électronique (MSE)

Condor SEASEARCH II
Mesures de soutien électronique (MSE)

L'expression « mesures de soutien électronique » est un nom générique qui désigne la capacité de détecter les émissions électromagnétiques dans l'atmosphère, comme par exemple les radars. Utilisés par les navires et les aéronefs pour détecter la présence d'autres navires et aéronefs dans leur voisinage, les radars sont aussi efficaces pour la détection des sous-marins en surface et des mâts et périscopes de sous-marins en immersion périscopique.

Données sur les classes

Victoria Class

Vue D'ensemble

Le deuxième de quatre sous-marins conçus à l'origine pour la Royal Navy. Les sous-marins Upholder (nom qu'ils portaient alors) remplaceront les sous-marins de la classe Oberon, Le Canada en possédait trois: le OJIBWA, le OKANAGAN et le ONONDAGA (plus un navire d'entraînement, le OLYMPUS).

Au service de la Royal Navy de 1990 à 1993.
Ils ont été mis au rancart en 1994.
Remis en service pour le compte du Canada à partir de 1998.

Apres des décennies d’incessantes activités de lutte anti-sous-marine dans l’Atlantique Nord durant la guerre froide, La Marine a, dans les années 1980 et 1990, modifié sa stratégie a long terme pour s’orienter vers de roles élargis et plus généraux, de maniere a s’adapter aux nouvelles menaces pour la paix et la stabilité de le monde et pour notre sécurité en mer. Alors que les sous-marins de la classe Oberon avaient hérité des principes de conception et de performance tirés d l’experience opérationnelle des Allemands et de leurs alliés durant la Deuxieme Guerre mondiale, les sous-marins de la classe Victoria (ancien sous-marins anglais de la classe Upholder) sont des batiments modernes, a propulsion convetionnelle, dotes de caractéristiques hydrodynamiques et de systems de génie maritime beaucoup plus évolués. Leur habitabilité et leur autonomie sont également meillieures. Les submersibles sont capables de respirer (grace a un tube d’arrivée d’air extensible) alors qu’il se trouvent en immersion périscopique et peuvent demeurer profondément immergés pendant de longues périodes a basse vitesse. La profondeur de travail des sous-marins est de 200 metres. Les coques sont couvertes de 22 000 tuiles de caoutchouc anéchodes spécialement fabriquées pour absorber les émissions sonores et rendre les sous-marins difficiles a détecter. Ils sont conçus pour fonctionner sept ans entre chaque révision. Ils comportent une chambre de décompression pouvant recevoir quatre plongeurs.

Sous-marins adaptés aux roles du Xxie siecle
Ces navires fournissent a la Marine de formidables capacités défensives et offensives, de meme qu’une plate-forme de formation a la lutte anti-sous-marine trés utile. Ils sont extremement silencieux et discrets, et bien adaptés pour les roles de défense navales actuels. Un de ces roles importants est le soutien aux autres ministeres fédéraux, dans le domaine notamment des peches, de l’immigration, de l’application des lois et des patrouilles de protection de l’environnement. En 2003, le NCSM VICTORIA se joindra aux Forces maritimes du Pacifique (FMAR(P)), dans la ville dont il porte le nom, Victoria (C.-B.), ce moment, le VICTORIA permettra le rétablissement d’une présence canadienne sous-marine permamente dans le Pacifique, capacité perdue en 1974 quand le NCSM RAINBOW (anciennement le USS-ARGONAUT) a été retiré du service.

Capacités de combat améliorées
Aprés leur remise en service en Grande-Bretagne et leur modernisation au Canada, les sous-marins de la classe Victoria vont intégrer différentes améliorations technologiques, incluant un systeme de commande de tir modernisé capable de guider les torpiles a tete chercheuse Mk 48 a double usage (anti-navire et anti-sous-marin). De plus, les submersibles pourront se défendre seuls grace a une variété de mesures, don’t des systemes de leurrage expensiibles et des appareils de brouillage sonore. L’équipe de combat du VICTORIA utilisera cette formidable combinaison de mesures défensives et offensives pour protéger le sous-marin et les unités du groupe opérationnel en surface.

Ports d'attache

Ports d'attache

BFC Esquimalt:
NCSM Victoria 876

BFC Halifax:
NCSM Corner Brook 878
NCSM Windsor 877
NCSM Chicoutimi 879

Spécifications

Spécifications

Type: sous-marin diesel-électrique de patrouille a long rayon d’action

Déplacment:
1870 tonnes (std.)
2185 tonnes (en surface)
2400 tonnes (en plongée)

Longueur: 70,26 metres

Largeur: 7,6 metres

Tirant d’eau: 5,5 metres

Moteurs: systeme diesel-électrique, composé de 2 motors diesel 16 cylinders Paxman Valenta aliment 2 génératrices G.E.C. Alsthom 1400 kw, qui a leur tour aliment en puissance le moteur principal de commande et les systemes électriques en plus de recharger la batterie principale. La navire est propulsé dans l’eau par un moteur électrique simple de 5400 SHP faisant tourner un propulseur simple.



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Date de modification :
2012-08-14