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Nouvelles

Événements nationaux: La Vigie - Vol. 6 No. 2

Cette publication trimestrielle du commandant de la Marine royale canadienne est destinée à tous ceux et celles qui désirent en apprendre davantage au sujet de notre marine. Elle permet aux lecteurs de se tenir au courant du travail remarquable qu’accomplissent les marins et les aviateurs canadiens dans le monde entier.

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Déploiement du NCSM Charlottetown dans la mer d'Arabie

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Photo: Cpl Ronnie Kinnie

Le NCSM Charlottetown transite par le canal de Suez le 23 avril en route vers la région de la mer d'Arabie.

Le NCSM Charlottetown a maintenant rejoint la Force opérationnelle multinationale 150 (CTF 150) dans la mer d’Arabie afin de mener des opérations de sécurité maritime. La CTF 150, une flotte de la coalition multinationale, a été mise sur pied en octobre 2001 au début de l’opération Enduring Freedom. Elle mène des opérations de sécurité maritime et de lutte anti-terroriste dans le golfe d’Aden, le golfe d’Oman, la mer d’Arabie et l’océan Indien.

Depuis sa formation, le Canada lui fournit régulièrement des navires. Plus récemment, le NCSM Fredericton a été déployé dans la région d’octobre 2009 à avril 2010. Fait notable : le Canada a assuré le commandement de la CTF 150 entre juin et septembre 2008.

Le Charlottetown appuie l’opération Active Endeavour de lutte contre le terrorisme de l’OTAN, depuis la fin de janvier. Le navire a depuis parcouru plus de 13 000 milles marins dans le cadre d’opérations de sécurité maritime.

Pour plus d’information sur la CTF 150, veuillez consulter le site Web suivant : http://combinedmaritimeforces.com/ctf-150-maritime-security/

Le NCSM Charlottetown intercepte une cargaison de narcotiques

Par le lieutenant de vaisseau Jessica MacDonald

« Postes d’envol de l’UAV. » L’appel retentit dans tout le NCSM Charlottetown. Il y a un petit bateau dans les environs du navire de guerre canadien suspecté d’activité illégale et le véhicule aérien sans pilote (UAV) ScanEagle est envoyé pour enquêter.

Le 5 mai, pendant ses premiers jours d’opération avec la Force opérationnelle multinationale 150 (CTF 150), le NCSM Charlottetown a intercepté avec succès une cargaison de narcotiques dans le golfe d’Aden et l’UAV a joué un rôle clé dans l’opération.

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Photo: Cpl Ronnie Kinnie

Les paquets de narcotiques récupérés par le NCSM Charlottetown contenaient au total 270 kg de haschisch.

« La zone de patrouille est difficile à couvrir parce qu’elle est si vaste – 2,5 millions de milles carrés d’eaux internationales », a déclaré le Ltv Ian Bilodeau, officier de guerre de surface du Charlottetown. « Les navires que nous recherchons sont si petits qu’ils sont difficiles à capter sur nos radars – c’est comme chercher une aiguille dans une meule de foin. Cependant, l’UAV – avec sa furtivité incroyable et son autonomie opérationnelle – a pu discrètement examiner une grande portion de la meule, zoomer avec des détails incroyables et déterminer qu’un navire était suspect. »

L’UAV a localisé la yole (petit bateau habituellement avec un moteur hors-bord) et donné au commandant une vue sur le contact afin d’évaluer l’activité suspecte. Le CH124 Sea King du Charlottetown avait été envoyé pour rechercher et localiser le boutre (navire de pêche plus grand habituellement employé pour transporter des marchandises) pour continuer à examiner la situation en développement.

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Photo: Cpl Ronnie Kinnie

L'équipe d'arraisonnement du NCSM Charlottetown mène une fouille d'un boutre suspect pendant que son hélicoptère Sea King la couvre.

« Quand on nous a donné la permission de nous manifester et de nous diriger vers les navires, ils étaient déjà à échanger des paquets », a indiqué le major David Holmes, officier d’aviation du navire et un des pilotes qui volait pendant l’opération. « Ils sont prestement partis dans des directions opposées. »

La yole poursuivait sa course, mais lorsqu’elle a réalisé qu’elle se dirigeait vers un navire de guerre; l’équipage a commencé rapidement à se débarrasser de la cargaison. L’hélicoptère a pu récupérer deux paquets de l’eau et l’embarcation gonflable à coque rigide du Charlottetown a récupéré les huit autres paquets restants. Tous les paquets contenaient au total 270 kg de haschisch.

Plus tard, le Charlottetown a effectué l’arraisonnement du boutre suspect. L’équipe d’abordage du Charlottetown a établi que le bateau ne battait aucun pavillon et a effectué une fouille étendue en vertu des lois canadiennes.

« En étant ici, nous faisons une différence », insiste le capitaine de frégate Wade Carter. « Quatre-vingt-dix pour cent du commerce mondial se fait par la mer. Le monde en dépend pour transporter les approvisionnements vitaux tels la nourriture et le carburant. Des opérations comme celles-ci contribuent à maintenir la sécurité maritime en veillant à ce que des profits ne soient pas réalisés à partir de substances dangereuses et à ce que ces activités ne deviennent pas un conduit pour faciliter le terrorisme. »

Cette année seulement, la CTF 150 a saisi près de 700 kg de narcotiques pour une valeur estimée de près de 50 millions $. « Bien que notre mission ici soit presque la même que dans la Méditerranée – participer à la sécurité maritime et au contre-terrorisme – nous sommes désormais dans un voisinage plus difficile », a déclaré le Capf Carter.

Le capitaine de vaisseau John Carter de la U.S. Navy, le chef d’état-major des forces maritimes interalliées, a commenté : « À titre de ressources de la CTF 150, le NCSM Charlottetown a démontré sans équivoque la portée exceptionnelle et cohésive qu’un partenariat maritime de 26 nations peut réaliser pour préserver la sécurité inviolable des voies de communications maritimes essentielles du globe et dans la dissuasion et l’interruption du trafic illégal des narcotiques. »

Un nouveau monument rend hommage à la fière histoire de la MRC

Sous un ciel gris et avec la Colline du Parlement en arrière-plan, le Premier ministre Stephen Harper a inauguré le Monument de la Marine royale canadienne au débarcadère Richmond, à Ottawa, le 3 mai dernier. Ce monument rend hommage aux centaines de milliers de marins canadiens qui ont servi le Canada durant le premier siècle d’existence de la marine.

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Photo: Jacek Szymanski DNPA

Mme Elsa Lessard, à gauche, est très heureuse de baptiser le nouveau Monument de la Marine royale canadienne sous le regard du Premier ministre Stephen Harper et du matelot-chef Stéphanie Comeau-Savoie.

Le Premier ministre était accompagné de Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, du général Walter Natyncyzk, chef d’état-major de la Défense, et du vice-amiral Paul Maddison, commandant de la Marine royale canadienne (MRC).

« Pendant plus de cent ans, les membres de la Marine royale canadienne ont servi notre pays avec fierté, défendant avec courage les eaux nationales et faisant la promotion de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de la primauté du droit dans le monde entier, a déclaré le Premier ministre Harper. Le Monument de la Marine royale canadienne est un hommage à la fière histoire de notre marine et un rappel que ses membres continuent de mettre leur vie en péril chaque jour pour le bien de notre grand pays. »

Dans la plus pure tradition de la marine, le monument a été officiellement baptisé par un membre du personnel du service au cours d’une cérémonie d’inauguration. Mme Elsa Lessard, qui a servi dans le Service féminin de la Marine royale du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale, a baptisé le monument en brisant une bouteille de champagne enveloppée d’un filet en nylon contre sa proue.

« S’il y a d’autres monuments d’un bout à l’autre du pays dédiés à ceux qui ont perdu la vie lors de divers conflits, ce monument exige que toute l’histoire de la marine soit contée et comprise et rappelle à tous les Canadiens que la marine est toujours présente – par-dessus l’horizon – aujourd’hui comme hier, au premier signe de conflit, pour crier « Prêt oui prêt » au service de notre grand pays, comme on peut le lire ici, sur la face ouest de ce monument remarquable.

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Photo: Jacek Szymanski DNPA

Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, le Premier ministre Stephen Harper, le général Walter Natyncyzk, chef d'état-major de la Défense, et le vice-amiral Paul Maddison, commandant de la Marine royale canadienne, debout devant le nouveau Monument de la Marine royale canadienne.

Le Vam Maddison a comparé le monument à un navire de guerre en mer : « Ce monument évoque la force et le panache de l’un de nos navires de guerre avançant à belle vitesse, soulevant un bouillonnement d’écume, doté d’un équipage de Canadiens ordinaires accomplissant des choses extraordinaires pour promouvoir et défendre les intérêts nationaux du Canada en mer. »

Il a ajouté que le monument « raconte l’histoire d’une vigile ininterrompue que tiennent en mer et à terre des générations successives de Canadiens depuis plus de 100 ans et qui nous inspire, nous qui servons aujourd’hui, à viser l’excellence. »

Parrainé conjointement par la Commission de la capitale nationale et la MRC pour marquer le centenaire de la marine, le Monument de la Marine royale canadienne a été conçu par l’artiste Al McWilliams et les architectes Joost Bakker et Bruce Haden, tous de Vancouver. Le monument, qui se trouve au coeur de la région de la capitale nationale du Canada, sera un hommage durable à la Marine canadienne – tant celle d’hier que d’aujourd’hui.

Le NCSM Windsor franchit une étape importante

À la suite d’un long carénage qui a débuté en 2007, le sous-marin canadien de Sa Majesté Windsor a été remis à l’eau à l’arsenal CSM à Halifax le 11 avril. L’opération s’est déroulée en douceur, tôt dans la journée afin qu’elle coïncide avec le mouvement des marées du port d’Halifax. Une fois le Windsor mis à l’eau, des plongeurs ont inspecté sa coque et son hélice afin de s’assurer qu’il était complètement dégagé de la plate-forme. On a ensuite déplacé le Windsor à l’aide d’un remorqueur vers une jetée à proximité où il a été amarré. Toute l’opération s’est terminée en début d’après-midi.

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Photo: Cpl Martin Roy

Il s'agit d'un jalon important dans l'avancement des travaux, indiquant que ceux-ci seront bientôt terminés. D'autres travaux seront réalisés sur le sous-marin, qui entame l'étape finale du grand carénage, tels que des essais approfondis de ses systèmes d'eau de mer. On prévoit que le Windsor entreprendra le programme de préparation opérationnelle échelonné cette année et qu'il sera pleinement opérationnel peu après.

Le NCSM Victoria est le premier à lancer une torpille MK48

Le sous-marin canadien de Sa Majesté Victoria a réussi avec succès cette semaine une série d'essais en mer de son système d'armes, dont des tirs multiples de torpilles lourdes MK48 au Centre d'expérimentation et d'essais maritimes des Forces canadiennes à Nanoose Bay (C.-B.).

« Quand la flotte de sous-marins atteindra un état stable, elle sera prête à intervenir efficacement dans la défense des intérêts canadiens aux endroits et au moment requis » a mentionné le capitaine de vaisseau Luc Cassivi, directeur de la force sous-marine canadienne. « Ces essais constituent une étape importante du programme des sous-marins de classe Victoria. »

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Photo : David Malysheff

Le maître de 2e classe David Johnston, en premier plan, technicien d'armes supérieur, prépare la torpille lourde MK48 d'entraînement à bord du NCSM Victoria.

Les tirs de torpilles font partie de la vérification technique et opérationnelle du système d'armes. Avec ces torpilles d'entraînement, la charge militaire de la torpille peut être remplacée par une pièce d'équipement électronique qui permet la collecte de données lors des essais.

Le Victoria a également participé à un exercice de groupe opérationnel naval au large de l'île de Vancouver et s'est surtout concentré à mener des exercices coordonnés de guerre anti-sous-marine. Des essais d'équipement et l'entraînement de l'équipage se sont poursuivis en mars de sorte que le sous-marin puisse être déclaré entièrement opérationnel cet été.

La flotte de sous-marins atteindra un état stable en 2013. À cette date, le Canada disposera en tout temps de trois sous-marins sur quatre pour prendre part à des opérations. Dans le cadre du cycle opérationnel continu, le quatrième sous-marin sera transféré vers l'industrie où il subira d'importants travaux de maintenance.

La Marine appuie une opération de surveillance des narcotiques

Trois navires de la Marine royale canadienne (MRC) ont été déployés dans l’Ouest de la région des Caraïbes au début de 2012 dans le cadre de l’opération Caribbe, en soutien à une opération multinationale dirigée par les États-Unis visant la surveillance antidrogues et le maintien de l’ordre dans les eaux internationales du bassin des Caraïbes et de l’Est de l’océan Pacifique.

Les NCSM Goose Bay et Kingston, navires de défense côtière, ont quitté Halifax en février 2012. Ils ont par la suite été intégrés à l’Op Caribbe après leurs exercices de préparation au combat et suite à de l’entraînement pendant le trajet le long du littoral américain. La frégate NCSM St. John’s, qui compte un hélicoptère CH124 Sea king embarqué, a par la suite rejoint les deux navires.

Le Goose Bay et le Kingston sont retournés à Halifax à la mi-avril, mais pas le St. John’s. « Les efforts du St. John’s et de son équipage conduiront directement à l’interruption du trafic de certaines drogues illicites destinées à nos côtes », a déclaré le vice-amiral Paul Maddison, commandant de la MRC. « Ce sont des résultats dont nous pouvons tous être fiers. »

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Photo: U.S. Navy

Le bâtiment d'assaut amphibie USS Wasp, à gauche, le pétrolier ravitailleur USNS Big Horn et la frégate de la MRC NCSM St. John's effectuent un ravitaillement en mer le 16 avril au cours de leur transit vers le golfe du Mexique.

L’Op Caribbe constitue la contribution des Forces canadiennes à l’Op Martillo, un effort interarmées, interorganismes et multinational de l’hémisphère occidental et des pays européens visant à contrer la contrebande de drogues illicites dans le bassin des Caraïbes. L’opération est coordonnée par la Joint Interagency Task Force South, un commandement subordonné du US Southern Command, qui est basé en Floride.

Chaque année, les nations partenaires interceptent et saisissent des millions de dollars en drogues illicites. L’Op Caribbe aide à renforcer les partenariats internationaux et à démontrer notre engagement régional à combattre les organisations criminelles transnationales. Les FC participent à l’Op Caribbe depuis novembre 2006.

Il s’agit de la deuxième participation du St. John’s à l’Op Caribbe. En 2011, il a aidé à la récupération d’un véhicule semi-submersible autonome coulé transportant des drogues et a utilisé son hélicoptère pour évacuer un marin blessé de la Garde côtière américaine vers le Honduras.

Fiers compagnons d’armes

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Photo: Cpl Dan Bard

Des membres des équipes de vol du NCSM St. John's et du USCG Gallatin se réunissent à bord du St. John's pendant l'Op Caribbe.

Ce n'est pas tous les jours qu’on peut voir sur le pont d’envol d’une frégate canadienne de patrouille autre chose qu’un hélicoptère Sea King. Mais récemment lors de l’opération Caribbe, le NCSM St. John’s a eu le privilège d’accueillir un hélicoptère HH-65 Dolphin de la Garde côtière américaine (USCG) pour recevoir un ravitaillement en carburant grandement nécessaire.

Les unités d'hélicoptère Dolphin sont rattachées aux garde-côtes de la USCG à peu près de la même façon que les Sea King et leurs détachements aériens sont embarqués sur les destroyers, frégates et ravitailleurs de la Marine royale canadienne. Dans les deux cas, la présence de ressources aériennes permet d’élargir les capacités opérationnelles bien au-delà du navire lui-même. Cette unité Dolphin particulière est embarquée sur le USCGC Gallatin.

Le St. John’s et le Gallatin collaborent à un effort multinational destiné à empêcher l’entrée des drogues illicites en Amérique du Nord. En tant que fiers compagnons d’armes, leur visite démontre que les forces canadiennes et américaines sont solidaires du niveau stratégique jusqu'au niveau tactique.

La Ligue navale du Canada décerne des prix prestigieux

La Ligue navale du Canada (LNC) a décerné au NCSM Charlottetown le prix J.J. Kinley 2011 pour sa conduite et ses actions courageuses sous le feu ennemi lors de son premier déploiement en Libye.

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Photo: Navy League of Canada
Le Vam Paul Maddison, à gauche, commandant de la Marine royale canadienne, en compagnie de marins du NCSM Charlottetown qui ont pris part à son premier déploiement en Libye : le Ltv Nadia Shields, officier de navigation, le Pm 1 Allistair Skinner, capitaines d'armes, et le Capf Craig Skjerpen, commandant, tiennent le prix J.J. Kinley. Ils sont en compagnie du Vam (ret) Gary Garnett, président national sortant de la Ligue navale du Canada.

La LNC a également décerné le prix Robert I. Hendy à un groupe de marins pour souligner leur travail avec les cadets de la Ligue navale et les cadets de la Marine.

Les deux prix ont été remis au cours de la réunion annuelle de 2012 de la LNC tenue à Ottawa, du 13 au 15 avril.

Le prix J.J. Kinley est décerné par le Conseil national des directeurs de la LNC à des membres, des employés ou des unités de la Garde côtière canadienne, du ministère des Pêches et des Océans ou des Forces canadiennes qui ont appuyé de façon remarquable des causes navales.

Le premier déploiement du Charlottetown en Libye a eu lieu de mars à août 2011 et faisait partie de l’opération Mobile, la participation des FC à l’opération Unified Protector, l’effort dirigé par l’OTAN visant à imposer à la Libye l’embargo sur les armes et le régime d’exclusion aérienne autorisés par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution, adoptée le 17 mars 2011, demandait à la communauté internationale de protéger les civils en Libye.

Le prix Robert I. Hendy vise à reconnaître des réussites ayant une importance nationale ou internationale, dans le domaine des affaires maritimes. Les récipiendaires pour 2011 incluaient les premiers maîtres de 1re classe Tim Riefesel, Gerry Desorsey, Spike Bullen et Mike Feltham.

Selon les candidatures soumises par le capitaine de corvette Marie Bourinot :

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Photo: Navy League of Canada

Earle Corn, à gauche, président de la division de la Nouvelle-Écosse continentale de la Ligue navale (auteur de la mise en candidature), les Pm 1 Tim Riefesel et Gerry Desorsey, le Cam (ret) Fred Mifflin, président honoraire de la Ligue navale du Canada, les Pm 1 Spike Bullen et Mike Feltham, et le Capc Marie Bourinot (auteure de la mise en candidature) lors de la remise du prix Robert I. Hendy.
  • Le premier maître des Forces maritimes de l’Atlantique, le Pm 1 Riefesel, a contribué à l’orientation des préceptes éthiques des cadets. Sa capacité à transmettre de bonnes valeurs à nos jeunes cadets, tout comme sa détermination à voir à ce que les cadets de la Ligue navale et les cadets de la Marine participent à un grand nombre d’événements d’envergure, ont été des facteurs importants de l’accroissement du nombre de cadets de la Marine au cours des dernières années.
  • L’influence exceptionnelle du premier maître de la BFC Halifax, le Pm 1 Spike Bullen, a favorisé des occasions de grande visibilité pour les cadets de la Ligue navale et de la Marine dans la région de l’Atlantique et à l’échelle nationale. Il a notamment vu à ce que les cadets participent à la présentation et à la consécration du drapeau royal, à la cérémonie du droit de cité et à la Revue internationale de la Flotte.
  • Le premier maître de la Flotte de l’Atlantique, le Pm 1 Mike Feltham, grâce à sa capacité d’organisation et à ses habiletés de mentorat, a réussi à faire prendre la mer aux cadets. Il a ainsi contribué à la réalisation d’une des expériences les plus recherchées du programme.
  • Le capitaine d’armes du NCSM Acadia, le Pm 1 Jerry Desorcey, a été honoré pour les heures innombrables qu'il a vouées à l'enrichissement des cadets-cadres d'Acadia ainsi que pour sa bienveillance envers ces derniers. En tant que membre de l’équipe de commandement du NCSM Acadia, le Pm 1 Desorcey sait comment diriger ses subalternes et, surtout, où les mener.

Les Canadiens commémorent la bataille de l’Atlantique

Le 6 mai, partout au pays, des Canadiens de tous les horizons se sont rassemblés pour rendre hommage aux sacrifices de ceux qui ont combattu si vaillamment durant la bataille de l'Atlantique.

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Photo: Cpl Michael Bastien

Les anciens combattants saluent le cénotaphe devant les édifices du Parlement provincial à Victoria à l'occasion des cérémonies commémoratives de la bataille de l'Atlantique.

La lutte pour la suprématie dans l’Atlantique Nord s’est déroulée de 1939 à 1945 et opposait les forces navales et aériennes alliées aux sous-marins allemands, qui avaient comme cible principale les convois de navires marchands transportant le matériel essentiel au maintien de la vie de l’Amérique du Nord à l’Europe.

Le fardeau de la bataille de l’Atlantique a pesé en grande partie sur la MRC. Au début de la guerre, la MRC ne possédait que six destroyers et quelques navires de petite taille. À la fin de la guerre, elle était la quatrième marine en importance au monde.

Durant cette bataille, plus de 3 000 Canadiens sont morts, 319 ont été blessés et 95 ont été faits prisonniers. De plus, 33 navires de la MRC, 350 aéronefs et 73 navires de marine marchande ont été perdus dans l’Atlantique Nord.

La bataille de l’Atlantique a pris fin le jour de la victoire en Europe, le 8 mai 1945.

Un commodore en liste pour le prix des immigrants

Par Ben Green

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Photo: DND

Commodore Hans Jung

Le magazine Canadian Immigrant a dévoilé sa liste des candidats retenus pour le palmarès des 25 immigrants les plus méritants du Canada de cette année. Au nombre des 75 candidats en compétition se trouve le commodore Hans Jung, médecin-chef des FC et le premier membre d’une minorité visible à atteindre le grade d’officier général au sein de l'appareil militaire canadien.

Le prix, voté par le public, souligne les réalisations exceptionnelles d'immigrants canadiens. Les candidats sont issus d’horizons divers, notamment des soins de santé, des affaires, des services aux immigrants, des arts et de la culture, du militantisme, du gouvernement et des organismes à but non lucratif.

« J'ai appris dans un courriel que ma candidature avait été soumise et retenue parmi les finalistes », raconte le Cmdre Jung depuis son bureau à Ottawa. « J'ai été très surpris, mais honoré. »

Né en Corée du Sud, le Cmdre Jung est arrivé au Canada avec sa famille en 1970 à l’âge de 11 ans. Il ne connaissait alors pas un mot d'anglais. Onze ans plus tard, il a joint les FC, où il a passé plus de trente ans à servir le pays en tant que membre des Services de santé.

Nommé pour le prix par un membre émérite de la communauté des affaires chinoises de Toronto, le Cmdre Jung se dit comblé d’avoir été présélectionné et croit que la reconnaissance soulignée par ce genre de prix est révélatrice des nombreuses occasions qui existent dans ce pays, même pour les tout nouveaux citoyens.

« C'est une question de modèles et d'intégration afin que tous les immigrants et la population canadienne dans son ensemble se rendent compte que des occasions existent pour permettre à tous de participer dans chacune des sphères d’activité de la société », explique-t-il.

Étant le seul membre des FC mis en nomination, le Cmdre Jung estime que plus de membres de minorités visibles finiront par atteindre en temps voulu les échelons militaires supérieurs. D’ici là, il est fier de montrer la voie à suivre.

« Étant donné que la carrière dans les FC est la seule pour laquelle tous doivent commencer au bas de l’échelle, il faudra du temps avant que la représentation des groupes minoritaires soit suffisante pour se poser en modèle, ajoute-t-il. Si je peux jouer ce rôle et inciter des immigrants canadiens à envisager une carrière dans les FC afin que celles-ci reflètent mieux la société canadienne, alors tant mieux. »

Médecin-chef depuis 2009, le Cmdre Jung dirige plus de 6 300 militaires de la Force régulière et de la Réserve et civils qui prodiguent des soins médicaux ou dentaires aux membres des FC.

Nouvelles désignations historiques

Deux des dix nouvelles désignations historiques caractérisant des moments marquants de l’histoire militaire au pays appartiennent à la Marine royale canadienne.

Parcs Canada a annoncé le 27 mars que le club des officiers Crow’s Nest, à St. John’s, et que l’aéronavale canadienne pendant la guerre froide avaient été reconnus à titre de nouvelles désignations historiques.

Les autres désignations historiques comprennent le Camp-Hughes au Manitoba, les activités secrètes du renseignement au Camp X, à Whitby/Oshawa (Ontario), le siège de Québec en 1759, la bataille de Ste-Foy à Québec en 1760, les détachements d’auxiliaires volontaires ainsi que la détention de prisonniers militaires et d’ennemis étrangers transférés au Canada par la Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

Selon Parcs Canada, « La reconnaissance de ces endroits, de ces personnes et de ces événements d’une importance historique nationale rehausse notre compréhension de l’histoire, témoigne du pourquoi et du comment de nos institutions militaires, relate l’instruction de nos armées et les anciennes batailles en sol canadien. Ces nouvelles désignations s’ajouteront à la famille des lieux, des personnages et des événements historiques nationaux du Canada sur la recommandation de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. »

Précieuses leçons apprises dans le cadre d'un exercice canado-américain

Par le Major Paule Poulin

Une explosion fait couler un navire dans le port de Sydney (Nouvelle-Écosse). Les autorités locales font enquête, puis demandent de l’aide pour faire face à la situation.

Voilà le scénario élaboré dans le cadre de l’exercice Frontier Sentinel 12, un exercice à grand déploiement dirigé cette année par la Force opérationnelle interarmées de l’Atlantique (FOIA), qui s'est déroulé du 2 au 9 mai et qui regroupait la FOIA, le secteur de l’Atlantique de la garde côtière américaine et le commandement des forces navales américaines.

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Photo: Cpl Martin Roy

Des plongeurs de la Marine royale canadienne, de l'Unité de plongée de la Flotte (Atlantique), se préparent pour la plongée dans le cadre de l'exercice Frontier Sentinel à Sydney (N.-É.).

Ce scénario comptait un exercice de sécurité maritime dans l'Atlantique Nord­Ouest et un exercice de lutte contre les mines dans les ports de Sydney et de Groton au Connecticut. Tout a commencé par une explosion qui a coulé un navire à Sydney, ce qui a été simulé par le navire partiellement coulé CAPE ANN III. Une fois l’enquête de la police régionale du cap Breton terminée, la GRC a été appelée en renfort.

La GRC a alors envoyé des plongeurs pour enquêter plus avant et a demandé l’aide des Forces canadiennes par l’entremise de Sécurité publique Canada, conformément au protocole habituel. Cela a entraîné le déploiement de la force opérationnelle chargée de la lutte contre les mines et le début des opérations. Le mouilleur de mines présumé s’est ensuite dirigé vers la côte est des États-Unis et un arraisonnement de la garde côtière américaine a permis de déterminer que Groton avait été miné.

Le contre-amiral David Gardam, commandant de la FOIA, a indiqué qu'il était très satisfait des résultats de l’exercice. Les précieuses leçons apprises au cours de cet exercice serviront à perfectionner les plans de collaboration actuels et à améliorer l'interopérabilité.

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Photo: Cpl Martin Roy

Le Mat 1 John MacLeod examine une carte maritime du port de Sydney.

La série d’exercices Frontier Sentinel a été lancée en 2006 dans le but de faciliter des échanges de renseignements, de planification et d'intervention coordonnée entre les commandements opérationnels, leurs éléments tactiques et les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux pour assurer la sécurité dans les domaines maritimes du Canada et des États­Unis.

Sydney a été la scène d’opérations où des spécialistes canadiens et américains sont intervenus (y compris les NCSM Moncton et Summerside) et où on a utilisé de l’équipement de lutte contre les mines, des véhicules sous-marins sans équipage et du remorquage suspendu dans lequel des mines sont remontées à la surface puis transportées sur la côte pour analyse.

Des plongeurs canadiens et américains de l’Unité de plongée de la Flotte (Atlantique), du 4e Régiment d’appui du génie et de la Mobile Diving and Salvage Unit 2 américaine s’entraîneront également sur le CAPE ANN III dans le but de le faire remonter à la surface et de le rendre à l’organisation civile qui en est propriétaire. La FOIA a loué le CAPE ANN III dans le but d’offrir une simulation réaliste pour atteindre les objectifs de l’exercice.

« Le travail accompli par tous les organismes et nos partenaires pour faire de Frontier Sentinel 12 un succès est vraiment fantastique», a conclu le contre-amiral Dave Gardam.

Profil d'un marin

Par le lieutenant de vaisseau Ed Stansfield

En avril, lors de l’Opération Caribbe, l’équipage du NCSM St. John’s a appris qu’une des leurs s’était vue décerner le titre de Marin du trimestre. Larissa Close, matelot de 1re classe et manœuvrier, a été sélectionnée parmi plusieurs candidatures de la flotte de la côte Est.

Ce n’est pas une mince affaire que de recevoir ce titre. Le conseil de la Flotte canadienne de l’Atlantique, composé d’officiers supérieurs, est clair sur ce point : les candidats doivent faire preuve de professionnalisme, offrir un niveau de rendement supérieur, se porter volontaire au sein de leur unité d’appartenance, participer à des activités de service communautaire et avoir à leur dossier des réalisations exceptionnelles. Bref, il est évident que le marin doit dépasser les attentes.

La réaction du Mat 1 Close à l’annonce de sa victoire a toutefois été la surprise. « Je ne peux toujours pas y croire », a-t-elle dit, sur l’aile tribord de la passerelle du NCSM St. John’s. « Je n’ai même jamais pensé que je pouvais être candidate. »

La définition de Marin du trimestre reconnaît et souligne la contribution exceptionnelle du personnel naviguant dont les compétences professionnelles, le dynamisme, l’esprit d’équipe et le sens du devoir civique sont du plus haut niveau, critères qui correspondent tout à fait au Mat 1 Close. Comme le mentionne son collègue et mentor, le Mat 1 Paul Haynes, « Elle s’est toujours dévouée au-delà de ses obligations, se porte toujours volontaire pour les défis les plus difficiles à relever et n’est jamais satisfaite d’arriver deuxième. Je suis très fier de constater qu’une personne aussi dévouée est reconnue pour services exceptionnels. »

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Credit: Cpl Dan Bardy

Au cours de sa 10e année à l’école de Watson Lake, au Yukon, Larissa a eu son premier contact avec la Marine, alors qu’un recruteur visitait l’école. Elle s’est enrôlée à l’âge de 17 ans en tant que manœuvrier, immédiatement après sa graduation et elle ne l’a jamais regretté. Elle a terminé son instruction à Esquimalt (C.-B.), s’est jointe à la flotte de la côte Est en 2008 et a été promue peu de temps après. En quatre ans, elle a servi à bord de six navires, a pris part à l’opération Altair, a servi comme maître de manœuvre principal à bord de navires de patrouille de classe Orca et a accumulé plus de 550 jours en mer. En dépit du rythme des affectations et des opérations, elle souligne qu’elle ne pourrait imaginer faire autre chose.

Le temps qu’elle a passé sur le St. John’s a montré qu’elle est efficace jusqu’au bout – les membres du service du pont sont unanimes à dire qu’elle excelle dans les rôles de manœuvrier, de patron d’embarcation, de plongeur, de nageur-sauveteur et de patron d’embarcation de sauvetage, rôles qu’elle a tenus lors d’opérations critiques, souvent réalisées la nuit, dans de mauvaises conditions météorologiques. Son officier divisionnaire, le lieutenant de vaisseau Lee Seymour, souligne « qu’elle est un membre important de l’équipe de pont et du NCSM St John’s. Sa connaissance et son leadership sont au même niveau que celui de marins qui possèdent beaucoup plus d’expérience. »

Elle est d’une efficacité à toute épreuve, que ce soit par ses actions bénévoles ou pour venir en aide à ses collègues. La planification et l’exécution des événements suivants : parties de baseball du navire, danse de l’équipage, compétitions entre départements et nombreuses campagnes de financement tenues en mer pour la Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada (CCMTGC), ont entraîné une meilleure cohésion sur le navire et ont placé le St. John’s au deuxième rang de la flotte pour sa contribution à la CCMTGC. Son rôle au sein du comité de la course « Run the Rock » a exigé l’organisation d’une demi-douzaine d’activités de financement dans le but de recueillir des fonds pour la Fondation Rêves d’enfants de Terre-Neuve-et-Labrador.

Lorsqu’on lui a demandé ce qui la motivait à ce point, elle a répondu, « Il faut aimer cela et profiter des occasions. Il est possible de faire tant de choses si vous n’avez pas peur d’essayer. »

Le capitaine de frégate James Clarke, commandant du St. John’s, est conscient de l’influence d’une attitude courageuse et prospective sur l’équipage d’un navire. « Le Mat 1 Close est un marin exceptionnel. »

Des plongeurs de la Marine explorent l'épave d'un navire britannique dans le Nord

Par le capitaine Matt Zalot

En 1845, le capitaine Sir John Franklin quittait l’Angleterre avec deux bombardes à la fine pointe de la technologie, le HMS Erebus et le HMS Terror. Chargé par Sir John Barrow, de l’Amirauté britannique, de trouver un passage navigable au Nord-Ouest dans les eaux glacées arctiques (canadiennes) de l’Amérique du Nord britannique, ni Franklin, ni aucun des 128 marins qui l’accompagnaient, ne sont revenus de cette mission.

Aucune nouvelle de l’expédition n’étant parvenue en Angleterre, les hautes instances du gouvernement britannique décidèrent d’envoyer des équipes de recherche au printemps de 1848; nombre de ces éventuels sauveteurs allaient subir le même sort que Franklin et son équipage.

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Photo: MCpl Peter Reed

Le Capc Roland Leyte, au centre, contrôle la scie à vapeur spécialisée pour percer la glace pendant que d'autres marins et un Ranger canadien installent des vis à glace afin de tirer le bloc de glace une fois coupé, à proximité de l'île Beechey, au Nunavut.

Des onze navires britanniques et des deux navires américains envoyés à la recherche de Sir John Franklin au cours des sept années suivant son départ, le HMS Breadalbane est sans doute le plus célèbre au Canada. Mis en service en 1853, le navire de 428 tonnes et de 38 mètres s’est retrouvé prisonnier des glaces à peine quelques mois plus tard et coula à environ deux kilomètres de l’île Beechey, au Nunavut, pour s’échouer à environ cent mètres sous la surface de la mer agitée du détroit de Lancaster.

Les 21 membres d’équipage ont réussi à s’en sortir vivants et à quitter l’épave avec certains biens, ayant été rescapés par le navire jumeau, le HMS Phoenix. Le HMS Breadalbane, découvert par un navire de la Garde côtière canadienne en 1980, s’avère un site très prisé des explorateurs.

L’intérêt pour l’épave du Breadalbane ne diminue pas. En avril, l’épave la plus nordique qui soit connue, dans un étonnant état de conservation, était choisie par les plongeurs de la Marine royale canadienne, qui ont utilisé un engin télécommandé pour fouiller les profondeurs glaciales du Passage du Nord-Ouest afin de mieux connaître le navire et de scruter les secrets que le Breadalbane recèle encore. L’équipe de plongée combinée, qui manœuvrait l’engin télécommandé, se trouvait dans l’Extrême Arctique dans le cadre de l’Opération Nunalivut 2012, l’une des opérations de souveraineté menées dans l’Extrême-Arctique, conçue pour démontrer les capacités expéditionnaires des Forces canadiennes dans le Nord.

Les dix-sept plongeurs venaient des deux côtes canadiennes et jouent normalement le rôle de plongeur-démineur ou de plongeur d’inspection portuaire. Toutefois, dans le cadre de cette opération, ils plongeaient sous l’épaisse banquise près de l’île Devon, à l’appui du projet Surveillance du Nord du gouvernement du Canada et examinaient les restes d’un accident maritime du XIXe siècle.

Étant donné que l’épave n’a pas été visitée par les FC depuis 1983, il s’agissait d’une occasion idéale pour rendre leurs recherches publiques et en faire profiter diverses institutions publiques (notamment Parcs Canada), avec l’autorisation du territoire du Nunavut. Grâce aux divers systèmes de plongée, y compris l’engin télécommandé et une scie à vapeur spécialisée pour percer la glace et permettre des opérations de plongée et de sauvetage, l’équipe a été en mesure de montrer ses capacités, même dans les endroits les plus isolés et austères comme le Nord.

Depuis les 150 dernières années, de nombreux Canadiens ont été fascinés par l’expédition vouée à l’échec de Franklin. Cette fascination s’applique également à l’épave de l’un des navires chargés d’aller à sa rescousse, le HMS Breadalbane. Aujourd’hui, grâce à la technologie moderne, les FC peuvent fouiller l’épave et enrichir leurs capacités tout en menant leurs opérations dans le Nord canadien.

Un hommage rendu au NCSM Summerside

Par Virginia Beaton

En reconnaissance au NCSM Summerside pour son appui aux patrouilles de pêche en 2011, Allan MacLean, directeur général de Conservation et Protection pour le ministère des Pêches et des Océans (MPO) du Canada, a visité le navire de défense côtière le 13 avril pour s’adresser à l’équipage du navire et remettre une plaque au commandant, le capitaine de corvette Luc Tremblay.

« Nous sommes présents aujourd’hui pour témoigner de notre gratitude pour votre travail passé, présent et à venir », a déclaré M. MacLean.

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Photo: Cpl Martin Roy

Allan MacLean, directeur général de Conservation et Protection pour le ministère des Pêches et des Océans, remet une plaque au capitaine de corvette Luc Tremblay, à gauche, commandant du NCSM Summerside.

En 2011, le NCSM Summerside a réalisé quelques arraisonnements impressionnants en appui au MPO, y compris l’arraisonnement d’un chalutier estonien dans le détroit de Davis, en août, et l’arraisonnement nocturne du navire Scotia Harvester au large de Terre-Neuve, en novembre. Les agents du MPO ont déterminé qu’il y avait eu violation et des accusations ont été portées, a indiqué M. MacLean. « Il s’agissait d’un travail très bien exécuté et les agents des pêches de la région de Terre-Neuve-et-Labrador sont fiers du travail accompli conjointement avec le MDN. »

Le commodore Darren Hawco, commandant de la Flotte canadienne de l’Atlantique, a félicité l’équipage du Summerside en soulignant que le patrimoine de la marine a beaucoup en commun avec les pêcheries. « Notre responsabilité en ce qui a trait à la Stratégie de défense Le Canada d’abord est avant tout de défendre le Canada. »

Les patrouilles de pêche et l’appui au MPO font partie de la défense du Canada et de l’application des lois canadiennes, a-t-il souligné. « Vous avez brillamment démontré ce que chaque navire de défense côtière de la flotte est en mesure d’accomplir. »

L’appui des Forces canadiennes aux patrouilles de pêche de Pêches et Océans Canada s’inscrit dans le cadre des opérations nationales des FC, lesquelles tombent sous la responsabilité du Commandement Canada. Le MPO a également fait parvenir des lettres de remerciements au lieutenant-général Walter Semianiw, commandant du Commandement Canada, et au contre-amiral David Gardam, commandant des Forces maritimes de l’Atlantique, pour souligner l’appui des FC en 2011.

Renforcement des compétences nécessaires à l'état de préparation d'urgence

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Photo: DND

Des marins à bord d'un canot pneumatique à coque rigide prennent part à l'exercice de groupe opérationnel 1-12 qui a eu lieu au large de la côte ouest de l'île de Vancouver.

Les navires CSM Ottawa et Regina ainsi que le sous-marin Victoria et des navires américains ont participé à l’exercice de groupe opérationnel 1-12 qui a lieu au large de l'île de Vancouver en mars.

En plus de l'entraînement pour la lutte anti-sous-marine et antiaérienne, le débarquement de troupes d'infanterie, constituées de soldats du Canadian Scottish Regiment de Victoria et de rangers du Rocky Mountain Rangers de Kamloops, d’un navire à la plage de Rocky Point a constitué le point fort de cet exercice. Le débarquement de troupes à terre représente une opération militaire complexe qui requière la coalition des forces maritimes, terrestres et aériennes.

« On ne peut jamais trop insister sur l'importance de l'interopérabilité entre les trois éléments ainsi qu'avec nos alliés, » a déclaré le commodore Peter Ellis, commandant de la Flotte canadienne du Pacifique. « L'exercice de groupe opérationnel nous permet d'accomplir notre mandat commun, en plus de contribuer au perfectionnement des compétences individuelles et des unités. »

Prêt au RAM!

Par le Mat 1 Norman Snook

L’appel est lancé : « Quart tribord, personnel spécial de service en mer, équipes de RAM trois et cinq : en rapprochement pour RAM avec le FGS Rhön! Tenue de combat naval, pas de casquettes! »

Le personnel à bord du NCSM Charlottetown commence à prendre ses postes pour un « RAM liquide » – un ravitaillement en mer avec du carburant – avec le Rhön, le navire de ravitaillement allemand accompagnant le 1er Groupe maritime permanent de l’OTAN. Nous avons tous pris notre sérieux, car personne ne sait jamais à quoi s’attendre : une mer calme et facile ou des bourrasques qui poussent l’écume par-dessus les rambardes. Une mer forte peut rendre le RAM vraiment difficile.

Selon moi, le ravitaillement en mer est une des manœuvres les plus risquées que nous faisons à bord d’un navire de guerre canadien et nous le faisons tout le temps. Sur ce déploiement, le Charlottetown patrouille dans le cadre d’une force opérationnelle de l’OTAN. Nous sommes donc en mer pendant plus de deux semaines à la fois. Pour garder les soutes pleines, le navire doit effectuer un RAM tous les trois ou quatre jours.

Pour effectuer un RAM, deux navires d’une masse combinée équivalente à environ 25 000 automobiles doivent se tenir à environ 50 mètres de distance pendant des heures pendant que des milliers de livres de carburant diesel s’écoulent dans des boyaux de 10 pouces suspendus entre eux à partir de lourds câbles d’acier sous une tension extrême.

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Photo: Cpl Ronnie Kinnie

Le diesel commence à couler du FGS Rhön pendant que l'équipe de RAM à bord du NCSM Charlottetown surveille le boyau à carburant suspendus par ses rocambeaux à partir du câble d'acier du va-et-vient.

Les navires ne sont jamais plus qu’à quelques secondes d’une collision de sorte que la moindre panne mécanique ou la plus infime erreur de l’équipe de la passerelle peut se révéler désastreuse. Néanmoins, avec des préparatifs attentifs fondés sur des générations d’expérience, l’équipage d’un navire canadien réduit le risque dans toute la mesure du possible avant même que le navire de ravitaillement ne soit en vue.

Sur le pont de RAM où tout se passe, il y a de nombreux dangers dont tous doivent être conscients.

Nous devons porter une attention particulière à la zone de « déversement » où les boyaux de 10 pouces provenant du navire de ravitaillement sont reliés au navire ravitaillé. Si l’un ou l’autre des navires se déplacent dans la mauvaise direction, les câbles qui soutiennent les boyaux peuvent se briser en un clin d’œil et balayer le pont, déchirant tout (et tous) sur leur chemin.

« Un RAM a certainement le potentiel d’être dangereux, » déclare le maître de 2e classe Peter Strickland, le maître timonier du Charlottetown et maître responsable du pont de RAM. « Il est essentiel que tout le personnel soit formé et que l’équipement soit bien maintenu. Le relâchement ou un bris mécanique peut causer des dommages à l’équipement, des blessures au personnel ou même la perte d’une vie. Mais avec une bonne formation, de l’expérience et de la confiance, tout se fait normalement sans incident. »

Comme pour chaque tâche que le NCSM Charlottetown entreprend, le travail d’équipe est la clé du succès pour un RAM. C’est une évolution de tout le navire, ce qui signifie que tout l’équipage du navire travaille ensemble comme un seul homme. Peu importe les circonstances, les forts vents ou la pluie, le NCSM Charlottetown est toujours prêt au RAM!

Guerre culinaire :

Un marin canadien participe à un concours culinaire de la Nouvelle-Orléans

Par le lieutenant de vaisseau Ed Stansfield

Il ne faut jamais s’interposer entre un Louisianais et ses fruits de mer. Depuis des générations, la cuisine des produits de la mer constitue une affaire sérieuse dans le Sud; étant en partie un rituel culturel et en partie une forme d’art, cette tradition ne doit pas seulement conquérir le goût, elle doit captiver l’œil. Les arômes et les textures doivent se confondre dans une juste mesure afin de plaire aux fins palais sudistes.

Quoi de plus intimidant pour un chef de la Marine royale canadienne que de préparer une assiette gourmet de produits de la mer sur le terrain des experts et de la pression exercée par une compétition télévisée contre d’autres chefs militaires, jugée par des experts dégustateurs?

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Photo: Lt(N) Ed Stansfield

Le chef Alfred Singleton, à gauche, et le Matc Raymond Ferguson préparent une assiette gourmet de produits de la mer à l'occasion de la compétition Louisiana Seafood NOLA Navy Week Cook Off qui a eu lieu à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane.

La compétition Louisiana Seafood NOLA Navy Week Cook Off a réuni des chefs militaires de 11 unités américaines et étrangères qui ont participé aux célébrations du bicentenaire de la guerre de 1812 tenues à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, du 17 au 23 avril. La « guerre culinaire amicale » s’est tenue dans un pavillon extérieur de Woldenberg Park, près du fleuve Mississippi. Chaque chef avait 30 minutes pour cuisiner et présenter son assiette à un jury composé de quatre officiers supérieurs américains et de trois dégustateurs bien connus de la Louisiane. Le seul règlement : cuisiner un produit de la mer.

Le matelot-chef Raymond Ferguson, représentant le Canada, faisait face à des chefs militaires des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de l’Équateur. Ce chef détenteur du Sceau rouge fait partie de la marine depuis six ans. Avant de s’enrôler, il a travaillé plusieurs années dans des restaurants d’Halifax, incluant le Bacchus, un restaurant coté « quatre diamants ». Il s’agissait de son premier déploiement à la Nouvelle-Orléans à bord du NCSM St. John’s.

Son expérience a été mise à l’épreuve pendant ce marathon culinaire intense. « Ce sont des événements comme celui-ci qui vous permettent de vous améliorer. J’adore essayer de nouvelles cuisines », a-t-il expliqué.

Il reconnaît toutefois le poids sur ses épaules. « Je suis fier de représenter notre navire et le Canada. C’est un honneur d’être entouré d’autant de talent et de professionnalisme. »

Il n’était cependant pas seul. Chaque chef militaire visiteur était jumelé à un chef local, histoire d’ajouter une touche de compétition entre les meilleurs chefs de la Louisiane. Le chef Alfred Singleton du Dickie Brennan’s Steakhouse a été jumelé au Matc Ferguson pour toute la compétition.

Plusieurs membres du personnel de la cuisine du NCSM St. John’s ont assisté à la compétition et les ont encouragés. « Les voir ici a fait toute la différence », a-t-il dit. C’est rassurant de lever les yeux et de voir les visages de vos copains. Ils m’ont donné la volonté de faire de mon mieux. »

Des caméras vidéo ont enregistré l’événement et les chefs célèbres John Besh et John Folse, de la chaîne Food Network, ont animé le spectacle. En quelques minutes, le Matc Ferguson et le chef Singleton se sont plongés dans la cuisine gastronomique. Personne n’aurait pu deviner qu’ils ne s’étaient rencontrés que quelques heures auparavant.

La recette choisie était ambitieuse : une « trifecta de produits de la mer de la Louisiane », qui comprenait le traditionnel « crawfish maque choux » de la Louisiane, du crabe bleu arrosé de champagne et de la perche rose croustillante à l’ail. Le célèbre chef John Folse s’exprimait de façon exubérante en commentant les magnifiques assiettes apportées à la table des juges.

Des chasseurs F-18 pratiquaient juste au-dessus, une valeur symbolique qui n’a pas passé inaperçue aux yeux du juge en chef Poppy Tocker. « Cette assiette est digne de ce défilé aérien, a-t-elle dit au microphone. Le goût et la texture sont exquis. »

Le chef du USS Wasp de la U.S. Navy a remporté la compétition, mais il ne fait aucun doute que le Matc Ferguson a admirablement représenté le St. John’s et le Canada sur cette tribune. L’impression laissée par sa cuisine et par son agréable sourire sur les juges et les spectateurs nous rappelle que l’occasion de partager, de rire et de nous défier les uns les autres afin de nous surpasser représente la véritable victoire.

« J’ai eu du plaisir et je me suis fait des amis fantastiques, déclare le Matc Ferguson. Ce fut un privilège, un moment important de ma carrière et personne ne pourra me faire oublier cette journée. Ce n’est pas une simple affaire que de cuisiner des produits de la mer à la Nouvelle-Orléans! »

Le NCSM Ville de Québec commémore le centenaire du naufrage du Titanic

Par l'Ens 1 Steve Argouin

Le 15 avril 2012, le NCSM Ville de Québec s’est rendu au site exact où le Titanic est entré en contact avec un iceberg afin de rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie en mer il y a maintenant 100 ans.

À l’heure précise où le tristement célèbre navire a fait naufrage, le Ville de Québec arrivait sur le site où le RMS Titanic repose dans les profondeurs de l’océan Atlantique. Les conditions météorologiques ressemblaient de près aux conditions rapportées dans les récits historiques.

À minuit dix, le capitaine de frégate Yves Germain, commandant du Ville de Québec était présent sur la passerelle au moment où son navire marquait une page d’histoire représentant la Marine royale canadienne sur le site du naufrage. L’honneur est venu au lieutenant de vaisseau Nikita Kovaloff, officier de navigation qui était de quart à cet instant, de relater les circonstances du naufrage à la bordée de quart. On a ensuite observé une minute de silence en hommage aux disparus.

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Photo: DND

Le Capf Yves Germain, à gauche, et le Pm 1 Michel Vigneault, mettent leur main dans un baril d'eau de mer glaciale devant les membres d'équipage du NCSM Ville de Québec.

Le même jour, l’équipage s’est rassemblé sur le pont d’envol, aux coordonnées de la position de l’épave, afin de procéder à une cérémonie formelle. L’aumônier à bord, le lieutenant de vaisseau Tim Parker, a présidé la cérémonie et le capitaine de corvette Jean Couillard, commandant en second a servi comme commandant de défilé.

Le Capf Germain a pris la parole devant ses marins rappelant que la tragédie, encore aujourd’hui, a une influence importante sur la façon faire les choses en mer. Il avait ordonné plus tôt qu’un baril rempli d’eau de mer soit porté à bord puis il avait invité les marins à y plonger la main en signe de solidarité afin de prendre conscience de ce à quoi ont fait face les passagers du RMS Titanic il y a maintenant cent ans. « La température de l’eau frôlait le point de congélation. On a consigné que seulement 13 personnes tombées à l’eau ont survécu. »

La cloche du navire a retenti après que l’aumônier a prononcé le nom de chacune des victimes de cette triste nuit. S’en sont suivies quelques histoires de survivants et de prières ainsi que d’un appel à la réflexion rappelant les dangers qui nous guettent dans l’exercice de nos fonctions. Par la suite le commandant, accompagné de son capitaine d’armes le premier maître de 1re classe ont largué une gerbe de fleurs dans l’océan à la mémoire des défunts.

Correction

À la page 20 du numéro de printemps 2012 de La Vigie, l’image correspondante au HMNZS Te Kaha illustrait en réalité le HMNZS Canterbury. En outre, contrairement à ce que l’article stipulait, le système de propulsion combinée du Te Kaha lui donne une autonomie sur une grande distance et une capacité de navigation à plein régime au besoin.


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Date de modification :
2012-06-05